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Décès de Boskov: Réactions Imprimer Envoyer
Mardi, 29 Avril 2014 21:29

Gianluca Vialli : ‘’Un citoyen du monde que j’ai énormément aimé. Je dois dire que je ne serais pas la personne que je suis devenu aujourd’hui si je n’avais pas eu la chance de le rencontrer et de travailler à ses côtés durant six années. Il m’aimait et me considérait un peu comme le fils qu’il n’avait jamais eu. Ça a toujours été un grand personnage, ses déclarations ont un peu mis de côté la valeur de l’entraîneur, un technicien en avance sur son temps, très bien préparé, habile dans la préparation physique, un tacticien astucieux, un motivateur exceptionnel. Les résultats qu’il a obtenus avec la Sampdoria sont vraiment extraordinaires et le font devenir un immortel. Les immortels ne meurent pas, ils déménagent à l’étage supérieur en attendant que nous allions les rejoindre’’.

David Belleri : ‘’Un homme extraordinaire, une personne exceptionnelle, un grand entraîneur. Il m’a enseigné énormément, il montra tout de suite qui il était, je le considère un grand du football. Il savait transmettre énormément à ses joueurs’’.

Flavio Destro (actuel entraîneur d’Ascoli, père du giallorosso Mattia Destro et joueur d’Ascoli lors du passage de Boskov sur le banc) : ‘’Il a été un grand homme, un maître de vie pour moi. Il m’a enseigné à jouer, à mon poste il m’a enseigné que la concentration, la passion et l’envie sont à la base de tout. Il y a tellement d’épisodes qui me lient à lui… Il a donné des idées nouvelles au football italien, en 1985 il avait des idées révolutionnaires pour le football d’alors. Il était de plus sincère et vrai aussi bien avec les joueurs qu’avec la presse. Et ça, c’est quelque chose qui manque énormément dans le foot d’aujourd’hui’’.

Fabrizio Ferron : ‘’Le souvenir le plus beau de Vujadin Boskov est dans sa personne. Sincère, pleine d’humour et quand il fallait travailler sérieusement, on travaillait. Ses blagues étaient sa philosophie de vie, une façon de mettre de la sérénité dans l’équipe. Des défaites, il réussissait toujours à retirer du positif afin d’aller de l’avant. Un homme à admirer’’.

Toninho Cerezo : ‘’Je dois beaucoup à Boskov, nous sommes arrivés ensemble à la Sampdoria. Nous étions en 1986, j’ai joué la finale de Coppa Italia en sachant que j’allais quitter la Roma. J’étais en pourparlers avec l’AC Milan mais la Samp fut plus concrète. Boskov avait donné mon nom aux dirigeants et évidemment il m’estimait. Avec lui, j’ai passé six saisons merveilleuses. C’était un homme fantastique, toujours heureux et moi qui suis brésilien, je ne peux faire sans joie de vivre. La vie doit être affrontée avec le sourire aux lèvres, comme le faisait Boskov et comme j’essaie de le faire moi aussi. Il connaissait parfaitement le monde du football qu’il fréquentait depuis des dizaines d’années. Il savait donner de la tranquillité à l’équipe, aux tifosi et également aux journalistes. Il avait toujours un mot pour chacun des joueurs. Avec moi il plaisantait volontiers, il savait que j’étais ‘’bon public’’. Il prenait la vie avec légèreté et savait se confronter à une équipe faite principalement de jeunes joueurs, il n’y avait que deux trentenaires dans l’effectif (Dossena et…Cerezo), un sourire valait plus que cent mots. Contrairement à ce qui a pu être dit, il était celui qui faisait l’équipe. Il aimait donner cette impression, il ne s’énervait pas si des joueurs plus importants venaient le voir pour lui demander de faire jouer un équipier plutôt qu’un autre. Il écoutait, il souriait et ensuite il faisait comme bon lui semblait. Une fois il me confia : ‘’Ils croient qu’ils commandent, en réalité c’est moi qui commande…’’. Il avait raison. Ça a été ‘’SA’’ Sampdoria à avoir remporté le Scudetto et tout le reste. Il avait les idées claires. Il voulait une équipe qui joue un football de qualité, beau à voir jouer. Boskov a eu la chance d’avoir à disposition des joueurs qui avaient appris à jouer le foot qui lui plaisait : un jeu simple, ordonné, honnête. Boskov disait : ‘’Ballon à nous, nous jouons vers l’avant. Ballon à eux, allons les marquer et récupérons le ballon’’. Ça semble une banalité mais ça contenait au contraire une grande vérité. Cela ne suffisait évidemment pas pour faire devenir la Sampdoria un grand club. Il fallait des joueurs de qualité – et il y en avait, croyez-moi -, et de la vitesse. La Sampdoria jouait un football rapide pour cette époque et avait les joueurs adéquats pour l’emporter. Et elle a gagné. Et beaucoup. Si je ne dis pas de bêtises, elle a joué plus de finales, nationales et internationales, que toutes les autres équipes italiennes sur la période à laquelle j’ai été à Gênes’’.

Enrico Mantovani : ‘’Quand nous l’avons rappelé à la Sampdoria pour remplacer Menotti, Boskov était plus heureux que si le Real Madrid l’avait appelé. Nous sommes allés à Belgrade pour le rencontrer et avant même de commencer à parler, il nous prit dans ses bras et nous avions aussitôt compris qu’il aurait signé. Il restera pour toujours son énorme sympathie en dehors des trophées qu’il a pu remporter ou de ses qualités d’entraîneur’’.
 

 
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30/10 - Verona - Sampdoria (20h45)
26/10 - Sampdoria - Atalanta 1-0
20/10 - Livorno - Sampdoria 1 - 2
06/10 - Sampdoria - Torino 2 - 2