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Décès de Boskov: Premières réactions Imprimer Envoyer
Mardi, 29 Avril 2014 20:13

Quelques unes des premières réactions suite à la disparition de Vujadin Boskov ce dimanche 27/04/2014.

Sinisa Mihajlovic : ‘’Je suis vraiment attristé. Pour moi, il était comme un père. Il a été un maître, un exemple, sur le plan footballistique mais aussi d’un point de vue humain, une de ces personnes qui tu souhaiterais ne jamais perdre et qui, quand elles s’en vont, laissent un vide énorme. Je ne l’oublierai pas. Ensemble nous avons partagé des expériences que je porterai pour toujours avec moi. Vujadin restera une personne unique, inimitable, une légende du football serbe et un mythe pour chaque supporter sampdoriano’’.

Gianluca Pagliuca : ‘’C’est évident qu’en plus d’avoir été un grand entraîneur, qu’il a également été un grand personnage. Il savait dédramatiser la situation avec une défaite mais également nous critiquer après une victoire. Il souriait lorsque nous perdions et nous critiquait ou cherchait à nous secouer lorsque nous gagnions. C’était un grand psychologue, un très bon gestionnaire et un excellent communicateur. Il faisait rire. La Sampdoria était une famille très très unie. Je savais qu’il était malade, il m’a apporté énormément. Je suis vraiment attristé. Ciao Mister, tu seras dans mon cœur pour toujours’’.

Francesco Totti : ‘’Aujourd’hui a disparu un membre important de la famille du football, Vujadin Boskov, un grand homme, compétent, un vainqueur doté d’un humour pointu et d’une très grande intelligence. Je me rappelle encore le jour de mes premiers pas en Serie A avec lui sur notre banc de touche…comment pourrais-je l’oublier ? Merci Mister pour m’avoir donné cette possibilité, unique, comme toi tu l’as été. Maintenant, du ciel, avec ton ironie et ton sourire, je suis certain que tu continueras à regarder le calcio avec l’œil de l’immense maître que tu as été’’.

Moreno Mannini : ‘’Il a rendu un petit groupe de joueurs de vingt ans une équipe admirée de toute l’Europe’’.

Luca Pellegrini : ‘’Avec Boskoc, nous sommes devenus des hommes. Après Paolo Mantovani, notre second papa s’en va. C’est une perte énorme. Je n’oublierai jamais ses nombreuses anecdotes. Avant d’être un grand entraîneur, il était un grand psychologue. Lorsque nous perdions, s’il te voyait triste, il te disait une bêtise pour te faire sourire alors que lorsqu’on gagnait, il ne nous lâchait pas. Il demandait des conseils sur qui mettre sur le terrain auprès des joueurs qu’il jugeait de responsabiliser mais en fin de compte, c’était lui qui décidait car il avait toute l’expérience pour le faire. Il savait utiliser le bâton et la carotte car il savait que d’user seulement le bâton avec certaines têtes chaudes de l’équipe aurait déclenché un effet boomerang’’.

Roberto Mancini : ‘’Pour nous, il était comme un grand frère qui a su tirer le meilleur de nous-mêmes. Le papa était Paolo Mantovani, notre président et maintenant ils se rencontreront au ciel et rigoleront ensemble en souvenir des beaux moments passés ensemble. Quand il est arrivé à la Samp, il arrivait du Real Madrid et était un entraîneur expérimenté. Il a pris en mains une équipe qui était en train de grandir, il nous a fait sentir importants et cela nous a énormément aidés pour croire en nous et faire des progrès. Je veux me souvenir des mille moments heureux où il nous racontait des histoires. Pour nous, il a été un personnage importantissime et c’est une énorme tristesse’’.

Vincenzo Montella : ‘’Le Calcio perd un grand homme, pas seulement pour ce qu’il a donné à niveau professionnel, mais surtout pour ses capacités de gestion humaine. Un vrai grand homme’’.

Giuseppe Dossena : ‘’Un faux illuminé, une personne intelligentissime. Un des rares qui pouvait tenir notre vestiaire. Il savait fermer un œil mais aussi se faire entendre. Il était essentiel, direct, il intervenait toujours au moment opportun. Paolo Mantovani avait vraiment été inspiré au moment de le choisir. Il était très respecté de tous. Parfois, nous disions que nous étions ceux qui faisaient la formation. Ce n’est pas vrai, il nous faisait croire qu’il nous laissait décidé mais le dernier mot lui revenait tout le temps’’.

Pietro Verchowod : ‘’Un père. Nous avons été ensemble durant six années. La chose la plus difficile dans les grandes équipes et de gérer le groupe. Les joueurs de grande classe ont une très forte personnalité et les contrastes sont à l’ordre du jour. Boskov donnait à chacun ce qu’il méritait et traitait tout le monde de la même manière. On l’aimait même quand parfois il se trompait dans sa composition d’équipe… Ce n’était pas un faible, c’était un malin. Son don le plus grand était l’équilibre. Des entraîneurs que j’ai connus, Liedholm, Lippi, Sacchi, seul le suédois s’approchait de Vujadin. Il savait rester équilibré. Si on perdait 3-0, il nous encourageait : ‘’3-0 c’est mieux que 4-0, mieux que 5-0’’. Le dimanche, nous rentrions sur le terrain avec des cœurs de lions’’.

Marco Lanna : ‘’C’était l’année 1986, j’avais 20 ans et j’arrivais de la Primavera. Le club hésitait à m’envoyer en prêt dans le Foggia de Zeman. Boskov s’opposa :’’Marco reste avec nous’’. Boskov me donna tout de suite de grandes responsabilités. Il croyait en moi. Je conserve à la maison un article de presse qui annonçait l’arrivée de Belodedici, le libero del l’Etoile Rouge de Zagreb. Boskov déclara: ‘’Nous n’avons pas besoin de Belodedici. Le libero du futur nous l’avons déjà à la maison. Il s’appelle Lanna’’. Avec nous, les jeunes, il utilisait le bâton et la carotte mais sans exagérer. Dans un match de Coppa Italia, j’eus un mauvais comportement, pour me punir, il m’envoya en tribunes pour le Derby. Pour moi, génois et sampdoriano, ce fut une déception cuisante. Et une leçon de vie. Boskov était ainsi : s’il te faisait un reproche, cela voulait dire qu’il était en train de t’enseigner quelque chose’’.

Benito Carbone : ‘’Le souvenir que j’ai de lui repose sur un entretien que j’avais eu seul à seul avec lui dans le vestiaire. Il me fit comprendre à quel point étaient importantes mes qualités, faisant beaucoup de rapprochements avec Mancini. Dans certains matches, il me donna même le brassard de capitaine lorsque Roberto Bordin était absent. Il m’a donné conscience des moyens dont je disposais. Il était un entraîneur qui avait réussi à remporter un Scudetto avec une équipe comme la Sampdoria, il arriva à Naples avec une grande expérience et il réussissait à voir les choses avant qu’elles ne se produisent. Je me rappelle d’un match que l’on perdait avec un score large, on s’attendait à le voir rentrer énervé à la mi-temps mais il nous donna de la tranquillité, nous encouragea et nous avions pu obtenir un match nul. Il cherchait toujours à donner de la sérénité à son équipe. Je suis très triste de son décès. J’ai dû voir défiler une trentaine d’entraîneurs, mais il était unique, personne n’était comme lui. Il était toujours prompt à dédramatiser, il voyait le football comme un sport. Maintenant il y a trop d’exaspération contre les arbitres et on n’arrête pas de parler des faits de jeu où ils se sont trompés. Faisons un examen de conscience et prenons exemple sur lui’’.

Attilio Lombardo : ’’Mes débuts en Serie A, je les dois à Boskov, lors d’un match à Rome face à la Lazio, avec le n°10 dans le dos, Mancini étant suspendu. Il était un entraîneur avec du caractère car ils sont peu ceux qui auraient lancé dans un match comme celui-ci un jeune avec le n°10. Lui comprenait plus l’homme que le footballeur. Il faisait partie intégrante d’un grand groupe qui a grandi au fil des ans grâce à notre ‘’papa-patron’’, Paolo Mantovani. Pour nous, la figure de Boskov était importante, nous nous amusions à travailler sous ses ordres. Il a également été entraîneur du Real Madrid, du Napoli, de la Roma, il a travaillé un peu partout en Europe. Il avait donné un signal important à nous tous, pas seulement comme footballeurs mais surtout en tant qu’hommes. Pour lui, au-delà des résultats sur le terrain, le style Sampdoria comptait plus que tout et le comportement sur le terrain envers les adversaires. Il a été le premier vrai entraîneur que j’ai eu en Serie A’’.

Mise à jour le Mardi, 29 Avril 2014 20:17
 

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