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Il était une fois...Mario Bergamaschi Imprimer Envoyer
Mardi, 02 Janvier 2018 13:36

Il était une fois...Mario Bergamaschi

1958-1964 : 166 matches / 1 but


Le Bergamaschi blucerchiato qui encadre le "Spanna" de Como, du Milan et de la Nazionale
 

Mario Bergamaschi est un ancien joueur de football italien évoluant en milieu de terrain voire parfois en défense, un joueur solide physiquement et précieux dans la récupération du ballon dont le surnom était "Spanna" (qu'on pourrait traduire par "envergure" ou "largement au-dessus des autres". Né à Crema le 07/01/1929, Mario Bergamaschi débute le football et fait ses classes dans le club de sa ville natale, l'AC Crema, lequel le met sous contrat au début de la saison 194748 en Serie B. Il n'a pas le temps de jouer aux côtés de Renato Olmi, natif de Crema lui aussi et champion du monde 1938, lequel prend sa retraite en 1947 après deux dernières saisons dans son club formateur. Le championnat de Serie B est alors décomposé en trois groupes de dix-huit équipes. Bien que finissant huitième, l'équipe est rétrogradée en Serie C suite à la refonte du championnat (et un barrage perdu contre la Pro Sesto) et la mise en place d'un groupe unique. Il joue par la suite en Serie C jusqu'au terme du championnat 1949/50.

Il rejoint alors Como où il reste trois saisons en jouant 96 rencontres de Serie A, débutant dans un Como-Triestina (3-1) le 10/09/1950. Malgré les difficultés sportives de son club, il tire son épingle du jeu et est convoqué en Nazionale B en décembre 1952 pour un Suisse-Italie (0-5). Dans son équipe, il cotoie alors un certain Giuseppe Baldini, grand attaquant de l'Histoire Doriana (73 buts pour la Samp, 13 pour l'Andrea Doria). L'aventure de Bergamaschi à Como s'arrête sur la rétrogradation du club suite à sa dix-septième place au classement, il est alors recruté par l'AC Milan durant l'été 1953, le club rossonero étant séduit par sa détermination et sa puissance.


Les années à Como, des duels aériens contre la Samp par exemple (3ème photo)

Il était chargé de récupérer le ballon et d'apporter le danger devant le but adverse. Plus tard, au fil des années passées à Milan, il évoluera dans un registre plus défense, parfois même au poste de libéro. S'il pouvait paraître un peu faible techniquement, il compensait par une rigueur tactique et un dévouement au-dessus de la moyenne. En rossonero, il devient un élément fondamental du milieu de terrain, épaulant magnifiquement les Liedholm et Schiaffino qui conduisent le club milanais à la conquête des Scudetti 1954/55 et 1956/57. Il connait également la joie d'une première sélection en Nazionale lors d'un Italie-Argentine (2-0) en décembre 1954. Lorsqu'est prise la décision de reculer Lieholm du poste d'attaquant au milieu de terrain, il est sacrifié par le club rossonero. A Milan, il disputera également une finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions en mai 1958, un match perdu 3-2 après prolongations face au Real Madrid de Di Stefano après avoir mené à deux reprises. Il remporte également la Coupe Latine 1956 durant son passage milanais, une compétition internationale qui mettait aux prises les champions d'Italie, Espagne, France et Portugal entre 1949 et 1957.


Les années à Milan, des titres et la reconnaissance au niveau national

Il est cédé à la Sampdoria durant l'été 1958, en compagnie d'Ernesto Cucchiaroni, après avoir disputé 132 rencontres avec Milan (pour trois buts inscrits). Malgré le fait qu'il arrive sous la Lanterna à l'aube de ses trente ans, il connaîtra dans la Gênes Blucerchiata une seconde jeunesse, rentrant parfaitement dans le mécanisme du milieu des "petits vieux sympathiques" tels que les appelaient l'entraîneur Eraldo Monzeglio. En novembre 1958, après plus de trois ans d'absence, ses performances lui permettent d'effectuer son retour en Nazionale lors d'un France-Italie (2-2) puis Italie-Tchécoslovaquie (1-1) un mois plus tard, la cinquième et dernière sélection de sa carrière. Au cours des six saisons passées en Ligurie, il défend les couleurs blucerchiate à 162 reprises tout en inscrivant un seul but.


En observation sur les photos latérales, la joie à Marassi au centre

Avec Bernasconi et Vicini, il forme une digue de très bon niveau au milieu de terrain. De plus, entre Bernasconi, Vincenzi et lui même, la Sampdoria peut compter sur un groupe de guerriers, ces joueurs qui ne lâchent jamais et quasi impossible à battre en duel. Il est de la troupe blucerchiati qui atteindra la quatrième place finale de Serie A lors de la saison 1960/61, record du club qui ne sera battu que lors des années Mantovani. Le 17/05/1964 il joue sa dernière rencontre avec la Sampdoria face à l'Atalanta (1-1) avant de faire une dizaine de matches en deux ans en division amateur avec son club formateur de Crema et de se retirer définitivement en 1966 à trente-sept ans.


Un joueur sans cesse au combat, au contact n'hésitant pas à déborder (photo de droite)

Après sa carrière il parlera de l'AC Milan en des termes peu glorieux : il déclara qu'à l'époque où il défendait les couleurs rossonere, qu'il était habituel que les joueurs prennent une dose dopante à l'aide de seringue. Il ajouta qu'au contraire, à la Sampdoria, il ne circulait rien du tout, pas même de vitamines.


La dernière année à la Samp, aux côtés d'un tout jeune Giancarlo Salvi 

394 rencontres de Serie A pour lui (5 buts inscrits) et cinq sélections en Nazionale pour un joueur qui aura su s'imposer titulaire aussi bien à Como, qu'à l'AC Milan ou qu'à la Sampdoria. Bergamaschi aura laissé un bon souvenir au sein des équipes dont il aura porté les couleurs grâce à son comportement, son humilité et ses qualités de footballeur.

Grazie Spanna !

  

Mise à jour le Mardi, 02 Janvier 2018 20:57
 
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