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Il était une fois..."Les Centenaires" 1946-56 Imprimer Envoyer
Dimanche, 25 Mai 2014 16:35

TifoSamp souhaite citer les joueurs ayant disputés au moins cent rencontres (ou moins dans de très rares cas) sous les couleurs de la Sampdoria. Les documents d’époque, photos ou articles, ne sont pas assez nombreux pour leur rendre ‘’un hommage individuel’’, mais nous voulons quand même les mettre en lumière afin que leurs noms ne soient pas oubliés. La Sampdoria que nous supportons aujourd’hui n’est que l’héritage de ce que ces pionniers en ont fait.

Luigi Zorzi (1946-1949 – 102 matches avec la Sampdoria) :

Appelé ‘’Zorzi 1’’ afin de le différencier de son petit frère Bruno, ce latéral, aussi bien droit que gauche, a joué pour la Samp entre 1946 et 1949, étant l’un des joueurs inamovibles de l’équipe. Auparavant il avait évolué pendant six saisons en faveur de l’Udinese puis quatre dans la Milan rossonera. Par la suite, il jouera sept nouvelles saisons à l’Udinese, club dont il aura défendu les couleurs bianconeri à 280 reprises au total (4ème de l’histoire du club). Après un début de carrière en tant qu’ailier, il avait rapidement trouvé sa position idéale en tant que latéral où sa vitesse, son sens de l’anticipation, sa facilité à récupérer le ballon et son positionnement toujours parfait lui avaient permis de devenir l’un des meilleurs défenseurs de sa génération.

 

 

 

 

 

 

 

Luigi Bertani (1946-1951 – 133 matches avec la Sampdoria / 2 buts ; 26 matches avec la Sampierdarenese) :

Bertani est un milieu de terrain qui débute à la Pro Vercelli avant de rejoindre la Sampierdarenese en 1945/46. Suite à la fusion entre son club et l’Andrea Doria, il est incorporé à la nouvelle équipe créée, la Sampdoria, club avec lequel il restera durant cinq saisons. D’abord remplaçant la première année, il s’imposera par la suite comme un titulaire aux côtés des Gramaglia, Barsanti ou autre Ballico, devenant même capitaine lors de sa dernière saison blucerchiata. Durant l’été 1951, il est cédé à Livorno en échange du jeune milieu de terrain Alberto Fommei (83 matches pour la Samp). Luigi effectuera deux saisons à Livorno avant de mettre un terme à sa carrière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Giovanni Ballico (1947-1954 – 160 matches avec la Sampdoria) :

Après un début de carrière limité du fait de la seconde guerre mondiale et de soucis physiques, c’est à la surprise générale ou presque que ce milieu de terrain débarque à la Samp en 1947, club au sein duquel il évoluera durant sept saisons sans jamais trouver le chemin des filets. C’est un milieu de terrain coriace, dur sur l’homme et très bon dans le domaine aérien. Sa chevelure blonde attire forcément l’œil des tifosi, lesquels en l’adorent pour sa côté guerrier qui ne lâche rien. Avec les blucerchiati, il devient un élément indéboulonnable du milieu et c’est régulièrement lui qui doit se coltiner les stars des équipes adverses. Son rendement lui permet d’atteindre la Nazionale B. Après deux saisons qui le voient moins souvent titulaire et souvent utilisé comme latéral, durant l’été 1954, il prend la direction de la Sicile et de Palermo, avec qui il évoluera durant quatre ans. Par la suite, il entreprendra une carrière d’entraîneur qui ne restera pas dans les annales puis de directeur sportif avec un peu plus de succès (à Vicenza, Pescara).

 

 

 

 

 

 

 

Aristide Coscia (1948-1954 – 149 matches pour la Sampdoria / 12 buts) :

Formé à l’Alessandria, ‘’Bolide’’, tel qu’il était surnommé, passe rapidement à l’AS Roma, à 20 ans, club dont il défendra les couleurs durant cinq saisons, remportant même le Scudetto 1941/42. Aristide est un joueur technique, élégant, qui avance balle aux pieds, toujours la tête levé, trouvant sans cesse la meilleure solution afin d’aider sa formation. Suite à la guerre, il rejoint l’Inter avant d’évoluer dans les rangs de la Juventus lors de la reprise des championnats en 1945/46. Il effectuera par la suite un retour à l’Alessandria durant deux saisons avant de signer pour la Sampdoria durant l’été 1948, formation avec laquelle il mettra un terme à sa carrière en 1954. A la Samp, aux côtés de Gramaglia, il forme le duo de milieux axiaux titulaires. Un poste de titulaire qu’il conserve jusqu’à la saison 1953/54 lorsqu’il doit se contenter de jouer les utilités, à 36 ans. Il met alors fin à une carrière qui l’aura vu jouer 370 rencontres de Serie A (il fait encore partie de nos jours des cent joueurs ayant le plus joués en Serie A). Il entamera par la suite une carrière d’entraîneur, sans grands succès…

 

 

 

 

 

 

 

Arnaldo Lucentini (1948-1952 – 110 matches pour la Sampdoria / 18 buts) :

Ce milieu de terrain (ou ailier) formé à Tolentino (région des Marches) rejoint la Samp en 1948, à 18 ans. Il y évoluera durant quatre saisons, y vivant son âge d’or (une sélection en Nazionale en 1951 face à la Suisse) avant de rejoindre la Fiorentina, la Triestina et la Lazio, tous pensionnaires de Serie A. par la suite, il rejoindra Catanzaro en Serie B à 28 ans puis Arezzo en Serie C, deux ans plus tard. Milieu raffiné et doué techniquement, il excelle dans le positionnement et sait se montrer intelligent tactiquement, se montrant sans cesse en mouvement. Son premier club lui a dédié son équipe de jeunes alors que sa ville natale a inauguré une rue à son nom.

 

 

 

 

 

 

 

 

Edy Gratton (1949-1954 – 133 matches pour la Sampdoria / 1 but) :

Ce défenseur latéral (aussi bien droite que gauche) de caractère fait ses débuts en Serie C, dans le club de secteur, Monfalcone. En 1942, à 18 ans, il rejoint la Triestina, club avec lequel il restera jusqu’à sa signature à l’AC Milan en 1947. Ses qualités de défenseur sont certaines, il profite également d’une belle pointe de vitesse qui lui permet d’exceller dans l’anticipation ou le repli défensif ; il est rapidement considéré comme l’un des meilleurs joueurs à son poste en Italie. Deux ans plus tard, il rejoint la Gênes blucerchiata avec laquelle ses cinq saisons au club lui permettront de tisser des liens avec les tifosi, devenant l’une de leurs idoles. L’arrivée de Giuseppe Farina en provenance du Torino lui ferme les portes, il effectue donc une dernière aventure du côté de Messina entre 1954 et 1957.

 

 

 

 

 

 

 

Pietro Podestà (1950-1955 ; 1956-1957 – 115 matches pour la Sampdoria / 1 but) :

Formé à l’Andrea Doria, Pietro est alors rattachée à la Sampdoria lorsque celle-ci est crée en 1946. Alors âgé de 18 ans, il fait partie des équipes de jeunes du club étant envoyé en prêt dans des clubs mineurs de la région. Ce latéral dont la qualité première est l’engagement n’a peur de personne, et surtout pas des joueurs de renoms qu’il prend un plaisir à freiner de manière régulière…ou non. Après quatre premières saisons pleines, il perd pied avant de lâcher psychologiquement lorsqu’il est mis à la marge de l’équipe première. Il ne reprendra jamais le dessus et poursuivra sa carrière à Catania, en Serie B où il raccrochera les crampons à tout juste 30 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Oliviero Conti (1951-1959 – 134 matches pour la Sampdoria / 40 buts) :

Oliviero était un attaquant, plus précisément ailier droit, qui rejoint très tôt la Sampdoria, à 18 ans et y resta durant la majeure partie de sa carrière. Prêté durant six mois à Vicenza en 1958, il y retourna pendant deux saisons entre 1959 et 1961. Durant l’été, il rejoint alors l’AC Milan, club avec lequel il remporta le Scudetto 1962. Après une petite année en Lombardie, il signe pour Modena, club avec il restera cinq ans entre Serie A et B et qui sera son dernier club. Il meurt tragiquement dans un accident de la route en compagnie de son épouse six années après la fin de sa carrière, en 1973.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mario Tortul (1953-1958 – 144 matches pour la Sampdoria / 42 buts) :

Formé à Pieris puis Arsenaltaranto (Serie C), Mario évolue tout d’abord en tant qu’attaquant (39 buts inscrits en deux saisons), devenant même meilleur buteur de Serie C 1952/53. Au terme de cette saison là, il rejoint la Sampdoria et découvre la Serie A. Cependant, du fait de la présence de la ‘’bandiera’’ Giuseppe Baldini, il n’y a pas de place pour lui en tant qu’attaquant et il doit donc jouer milieu de terrain offensif. Il restera cinq saisons au sein du club blucerchiato, inscrivant 42 buts et se montrant décisif dans les résultats du club sur cette période là. Ses bonnes performances lui permettent même de jouer un match de la Nazionale en 1956 (Suisse-Italie 1-1). Durant l’été 1958, il rejoint le promu Triestina en échange de l’espoir Aurelio Milani (44 matches/14 buts sous le maillot blucerchiato), une saison qui s’achève par une dernière place au classement et un retour immédiat en Serie B. il rejoint alors Padova et y reste trois saisons jusqu’à la relégation du club en Serie B au terme du championnat 1961/62. Mario finit sa carrière en Serie C en enchainant les clubs d’Anconitana puis de la Ternana avant de rejoindre Teramo en Serie D en 1964/65 puis de raccrocher les crampons. Il a par la suite entraîné quelques clubs en Serie D.
Mario Tortul était l’oncle de Fabio Capello, étant le petit frère d’Evelina Tortul, la mère du célèbre entraîneur transalpin.

 

 

Giuseppe Farina (1954-1958 – 135 matches pour la Sampdoria / 3 buts) :

Après des débuts en tant qu’attaquant à Chieti en 1948/49, dans les divisions inférieures italiennes, Giuseppe rejoint l’Udinese en Serie B dés la saison suivante. Auteur de quatre buts, il participe à la première montée du club en Serie A et reste une saison supplémentaire afin de découvrir l’élite en même temps que son club et change de poste, passant défenseur, rôle qu’il occupera jusqu’au terme de sa carrière. Durant l’été 1951, il rejoint le Torino, club en pleine reconstruction après le drame de Superga. Il restera durant trois saisons avec les granata, en étant l’un des titulaires de la formation turinoise avant de signer à la Sampdoria durant l’été 1954. Il restera au sein du club blucerchiato durant quatre saisons, quatre années pleines d’un point de vue sportif, lui qui demeure titulaire dans l’arrière-garde génoise. Durant son passage à Gênes, il devient même le joueur avec le plus de matches disputés en Serie A consécutivement (219 matches, 96 avec le Torino, 123 avec la Samp) mais il vit surtout un drame familial : en mars 1958, alors qu’il dispute un match de championnat face à Bologna, son épouse décède en plein accouchement. Il tournera cette triste page blucerchiata en retournant au Torino durant l’été 1958, une dernière saison, en Serie A, conclue à la dernière place. Il reste une saison supplémentaire, cinq petites rencontres, et décide de prendre sa retraite.

 

 

 

 

 

Nous tenons à associer ces deux joueurs à cette rubrique, l’un car il s’en est allé bien trop jeune alors qu’il était joueur blucerchiato, l’autre, pour être passé tout près de la centaine de matches pour la Samp sans oublier la belle carrière qu’il fera sous les couleurs de Padova.

Luigi Cassano (1947-48 – 10 matches avec la Sampdoria) :

Seulement dix rencontres pour Luigi Cassano avec la Sampdoria, cependant nous souhaitions nous rappeler de lui, ce robuste défenseur latéral, champion avec le Grande Torino en 1942/43. Lors de son passage à la Sampdoria, à 27 ans seulement, il est victime d’une intoxication lors d’une rencontre à Bari et décède quelques semaines plus tard. ‘’La Coppa Cassano’’ verra le jour durant quelques années, une rencontre amicale entre la Samp et le Genoa lors de l’avant-saison afin de débloquer des fonds en faveur de l’épouse de Luigi.

 

 

 

 

 

 

 

 

Antonio Pin (1953-1957 – 97 matches pour la Sampdoria) :

Après des débuts dans les clubs mineurs de Sandonà et Fossalta, Antonio, gardien de but, rejoint la Luparense en Serie C en 1947 puis la Mestrina en 1949, toujours en Serie C. Après trois saisons, il rejoint la Serie A et plus précisément l’Udinese. Après un seul exercice, il rejoint la Genova Blucerchiata afin de remplacer le fantasque mais peu fiable Giuseppe Moro, une Sampdoria dont il défendra les buts durant quatre saisons dont les trois premières en tant que titulaire. Durant l’été 1957, il s’en va rejoindre Padova, autre pensionnaire de Serie A. Il restera cinq saisons au club et demeure encore aujourd’hui le gardien vantant le plus de présences au sein des biancoscudati (187 matches). A Padova, avec quelques autres anciens, il réalise des performances de premier plan qui permettent à l’équipe d’atteindre le podium final du championnat 1957/58. Au terme du championnat 1961/62, Padova est relégué en Serie B et Antonio s’en va finir sa carrière à Vincenza, deux dernières saisons en Serie A avant de raccrocher les gants. A noter qu’en 1949, il devait signer avec le Grande Torino en tant que gardien remplaçant lorsqu’il se blessa, ce qui mit fin au transfert…quelques mois plus tard, l’équipe mythique turinoise s’écrasait à Superga, aucun survivant dans l’avion revenant d’un match amical au Portugal… Antonio Pin, un des bons gardiens italiens de l’après-guerre, un joueur qui n’aimait pas particulièrement son poste, lui qui disait régulièrement ‘’Je n’aimais pas jouer gardien, je voulais courir, jouer en attaque’’. Par la suite, il entama une carrière d’entraîneur.

Mise à jour le Samedi, 31 Janvier 2015 21:36
 
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